Étrange opération de relogement. Alors que les cadres de la daïra de Zeralda, à l’Ouest d’Alger, commencent à peine à savourer leurs vacances, voila que la wilaya leur demande de réintégrer leurs postes. La raison ? Une opération de relogement de familles qui habitent aux alentours de la résidence d’Etat de Zeralda.

Cette résidence a été, selon des rumeurs, le théâtre d’un incident armé qui se serait produit le 16 juillet dernier. Les employés de l’administration font d’ailleurs le lien entre cette énigmatique affaire et le relogement de familles qui habitent, pourtant, dans des maisons construites en dur et de manière totalement légale.

Ce qui ajoute à la suspicion générale est cette affaire de relogement qui va toucher, également, les habitants des maisons qui entourent la résidence d’Etat de Moretti, à Staouéli. Ces derniers ne sont toujours pas invités à quitter leurs demeures, mais des informations, de plus en plus insistantes, indiquent que ces habitants vont bénéficier, prochainement, de nouvelles maisons afin de les éloigner de la résidence qui compte tous les hauts responsables de l’Etat.

Une opération similaire s’est déjà produite, il y a quelques années. Mais cette fois, l’argument sécuritaire semble être l’élément essentiel. En témoignent les mesures draconiennes appliquées depuis quelques semaines par la gendarmerie nationale qui filtrent les allées et venues vers la résidence d’Etat de Sahel (qui englobe Club des Pins et Moretti). Seuls les résidents sont autorisés à y pénétrer.

Cette opération de relogement risque par contre de soulever la colère de résidents de certains bidonvilles d’Alger qui attendent de prendre possession de nouveaux logementx depuis plusieurs années.

Essaïd Wakli