C’est une enquête internationale très fiable qui le démontre : le sous-développement de l’Algérie s’explique surtout par son incapacité à innover. Et cette incapacité est causée par l’absence du développement de l’utilisation des nouvelles technologies dans notre pays. C’est du moins ce que souligne l’indice mondial de l’innovation établi conjointement par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Université Cornell et l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD).

Ces organismes ont mené une enquête minutieuse portant sur pas moins de 128 pays dans le monde. Pour l’Algérie, cette enquête, très riche en chiffres et en informations bien détaillées, indique que les Algériens ne jouissent pas réellement des bienfaits des nouvelles technologies. Et pour cause, l’Algérie est très mal notée concernant l’accès à ces technologies. Elle arrive au 92e rang concernant ce secteur. Ce qui classe notre pays parmi les plus sous-développés technologiquement. Dans ce contexte, l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication demeure dérisoire et l’Algérie est classée dans ce domaine à la 99e places avec un score ridicule de 15.2 sur 100 points !

La gouvernance électronique est quasiment absente en Algérie. Notre récole est classé à la 124 places, c’est-à-dire qu’il fait partie des 4 pays dans le monde les plus sous-développés dans ce secteur avec score catastrophique de 7.9 points. Les carences technologiques de notre entravent dangereusement son développement. Tant que rien n’est sérieusement fait pour remédier à ce problème délicat, l’Algérie demeurera déconnectée de la modernité. Nos gouvernants ne peuvent plus cacher le soleil avec le tamis : ils ont échoué à moderniser notre pays. Nos décideurs doivent en urgence revoir leurs priorités.