L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) va-t-elle s’impliquer dans ce qui s’apparente à une campagne médiatique anti-Benghebrit ? Le président de cette Autorité, Zouaoui Benhamadi, a évoqué, aujourd’hui, sur les ondes de la Chaîne III, un «déchaînement moralement inacceptable», contre la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit. Une attitude qui a pris, selon lui, «une allure de quasi-lynchage». Il a, à cet effet, appelé à «respecter les règles du journalisme».

M. Benhamadi a toutefois indiqué qu’avant de réagir, «l’ARAV est en train de travailler pour collecter tout ce qui est condamnable». Il a déclaré, dans le même sens, que «certains médias ont pris une habitude qu’il faut corriger». «Ils mériteraient d’être rappelés à l’ordre», a-t-il encore ajouté.

Zouaoui Benhamadi a précisé que l’instance qu’il préside s’occupera même des chaînes  «off-shore» puisqu’elles diffusent du contenu fabriqué localement.

Il est vrai que la ministre de l’Education est attaqué notamment par le courant islamo-conservateur qui trouve, en plusieurs médias, notamment des chaines de télévision privées à l’instar d’Echourouk, d’El Bilad et d’Ennahar, des relais inespérés. Certains ont même tenté d’atteindre la ministre en s’en prenant à ses parents et à son fils.

Notons néanmoins que jusque-là, les auteurs d’attaques jugées diffamatoires n’ont jamais été «remis à l’ordre». De nombreux observateurs ont relevé les atermoiements de l’ARAV quand il s’agit de réagir à l’encontre de certains dépassements constatés au niveau de certaines chaînes de télévisions.

Elyas Nour