Interdite de tenir son université d’été dans la commune de Souk El-Tenine, à Béjaïa, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a décidé de transformer celle-ci en « université populaire ».

Pour marquer leur désapprobation face au refus des autorités d’agréer leur activité, les responsables de la LADDH ont décidé d’organiser, jeudi, un rassemblement populaire au centre-ville de Béjaïa. « Nous avons effectué les démarches conformément à la loi. On a introduit une demande d’autorisation auprès de la wilaya pour organiser cette université annuelle à Béjaïa du 5 au 8 octobre et on a eu un refus sans motif », a déclaré Saïd Salhi, le représentant local de la Ligue, cité par l’agence AFP.

« Donc, demain (jeudi), on transforme l’université d’automne en université populaire », a poursuivi M. Salhi, ajoutant: « Il y aura un rassemblement de protestation devant la wilaya, puis l’université sera symboliquement tenue à Béjaïa sur la Place de la Liberté d’expression Saïd Mekbel ».

Pour justifier leur refus, les autorités de la wilaya de Béjaïa ont renvoyé à la crise interne que vit la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. Cette ONG est en effet scindée en trois tendances distinctes. Chacune réclame la légitimité par rapport à l’autre. Elles sont présidées respectivement par Nouredine Benissad-, Salah Debouz, Hocine Zehouane. C’est cette dernière aile qui a demandé l’autorisation à la wilaya de Béjaïa.

Rania Aghiles