Les services de sécurité n’ont finalement pas pu mettre un terme au diktat des “parkingueurs” et des “loueurs de parasols”. Mercredi dernier, un autre citoyen a payé les frais de ce racket, dans la ville d’Aokas, à Bejaia, en se faisant tabasser “à mort” après avoir refusé de payer les 200 dinars que lui avait exigé un parkingueur.

Originaire de Beni Saf et se trouvant sur les lieux en compagnie de membres de sa famille, la victime a été roué de coups avec une barre de fer. Il a aussitôt été transféré vers l’hôpital le plus proche. Selon El Watan, il serait “entre la vie et la mort”.

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Ainsi malgré les multiples assurances de plusieurs ministres, dont celui de l’Intérieur, relatives à la gratuité des plages, des citoyens sont toujours obligés, et ce, à travers la majorité des régions côtières du pays, de payer l’accès aux plages et aux parkings. Plusieurs incidents tout aussi graves se sont déroulés depuis le début de l’été.

Le 19 juin dernier, un automobiliste s’est fait lâchement assassiner à Skikda, au niveau du boulevard principal du front de mer, par un “parkingueur” qui voulait lui soutirer de l’argent. Quelques jours auparavant, un “loueur de parasols” avait fait de même, à Bousfer, à Oran, avec un estivant qui ne voulait pas céder au diktat.

Même si les services de sécurité sont intervenus au niveau de quelques plages, globalement le problème n’a pas été résolu. “Parkingueurs” et “loueurs de parasols” font toujours leur loi sur le littoral algérien.

Elyas Nour