L’Algérie boude toujours l’industrie militaire française. En dépit du rapprochement politique et du renforcement de la coopération économique notamment à la suite de la visite de François Hollande en Algérie en décembre 2012, les autorités algériennes refusent toujours de faire des commandes militaires auprès de la France. Cette dernière se retrouve donc  hors-jeu des contrats d’armements algériens, déplore à ce sujet le quotidien économique Français en ligne La Tribune.

D’après cette source, nous assistons en ce moment à un véritable « fiasco commercial pour les grands groupes français de l’armement en Algérie ». Et pour expliquer ce fiasco, La Tribune va jusqu’à accuser la Présidence Algérienne et Abdelaziz Bouteflika d’avoir sciemment exclu la France au profit de d’autres partenaires à l’image de l’Allemagne, l’Italie, la Russie ou la Chine. « Si ce ne sont pas les Russes, qui vendent de façon régulière leurs armements comme des petits pains, ce sont les Allemands, les Britanniques, les Italiens, voire les Chinois, qui raflent la plupart des contrats en compétition en raison des choix de la présidence algérienne… Bref, jamais les Français, bel et bien tricards à Alger », regrette ainsi ce média français qui lance clairement de graves accusations à l’encontre du Président de la République et de son entourage puisqu’il affirme clairement que c’est le « clan du président Bouteflika, qui décide de ces contrats » sans consulter aucunement une instance militaire en Algérie. En plus, le clan présidentiel aurait blacklistée la France en Algérie car il reprocherait toujours aux autorités Françaises leur « manque d’empressement au début des années 90 » au moment où les autorités algériennes luttaient contre le terrorisme islamiste. Quoi qu’il en soit, la France paraît bel et bien déçue car elle estime qu’elle est injustement exclue du marché de l’armement en Algérie….