Khaled Nezzar : « Je n’ai pas tiré sur une ambulance, ou pire, sur une chambre d’hôpital »

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Depuis qu’une information avait circulé dans les médias à propos de son hospitalisation en France, le général à la retraite Khaled Nezzar est revenu sur le devant de la scène.

Après avoir démenti ce qu’il a qualifié d’allégations, l’ancien ministre de la Défense Nationale a envoyé un second communiqué, rendu public par le site Algérie Patriotique, dans lequel il réagit aux interprétations faites de ses propos relatifs à l’hospitalisation du Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika à l’hôpital militaire Val-de-grâce, situé à Paris.  Khaled Nezzar refuse qu’on lui prête l’intention de tirer «une ambulance, pire, sur une chambre d’hôpital». Pour ce dernier, «n’eût été la situation particulière que connaît le pays du fait de la maladie du Président», auquel, précise-t-il, il «souhaite un prompt rétablissement et un rapide retour à la maison», et «l’interprétation malveillante qu’a suscité ma mise au point après les rumeurs me donnant hospitalisé au Val-de-Grâce», il n’aurait pas répondu «à la docte élucubration de celui qui lit couramment entre les lignes et qui trébuche».

Khaled Nezzar assuré qu’il  n’a « rien voulu insinuer, si ce n’est que des milliers d’Algériens se font soigner à l’étranger parce que, hélas !, ils ne peuvent pas le faire efficacement chez eux », a-t-il déclaré à ce propos. Décidément, le général à la retraite maîtrise bien ce sujet puisque lui-même se soigne souvent à l’étranger. On s’en souvient, lorsqu’il a été interrogé par la justice suisse, durant le mois d’octobre de l’année 2011, celui-ci a déclaré au juge qu’il se trouvait dans ce pays « pour voir son psychothérapeute, le docteur Bourgeois » qui le supervise « pour arrêter de fumer. Celui qui fut l’homme fort de l’armée algérienne au début des années 90 a également apporté quelques précisions en ce qui concerne les rapports entre l’institution militaire et le pouvoir civil en Algérie. « La haute hiérarchie militaire n’a jamais interféré dans les décisions du pouvoir politique. Quand cela est arrivé, c’était toujours à la demande de ce même pouvoir politique. Il ne tient qu’à lui d’y mettre un terme », a-t-il expliqué. En dernier lieu, Nezzar conteste aussi l’affirmation selon laquelle il « aurait été mis au pas par Abdelaziz Bouteflika ». Il rappelle qu’il avait pris sa retraite « bien avant l’arrivée de ce dernier », en 1999.

Elyas Nour 
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