36 importateurs algériens sont retenus en otage  depuis une dizaine de jours en Chine par un investisseur chinois, gérant d’une société de transit, dans un dépôt situé dans la ville de Guangzhou.

C’est ce que rapporte aujourd’hui le quotidien arabophone «Echourouk». Les Algériens ont cumulé des dettes, allant jusqu’à 40 milliards de centimes pour quelques uns d’entre eux. Le chinois, se nommant «Mao», n’a plus voulu attendre d’autant plus qu’il avait, indique-t-on, décelé chez certains de ses partenaires une volonté de ne pas s’acquitter de leurs dettes. C’est ainsi qu’il a commencé à leurs faire miroiter de nouveaux produits pour les attirer dans ce dépôt. Les captifs algériens, qui séjournent dans des conditions plus que difficiles, sont priés d’appeler leurs proches afin de payer leurs dus. Certains ont réussi à leur faire et ont été aussitôt relâchés. D’autres, dans l’impossibilité d’amasser une telle somme en un laps de temps très court, sont toujours détenus à Guangzhou. A noter que ces importateurs retenus en otage sont issus des villes d’Alger, de Tizi Ouzou, de Sétif, d’El Eulma et de Bordj Bou Arréridj. Un commerçant d’El Eulma a affirmé avoir vécu l’enfer sur place. Celui-ci avait été relâché après avoir payé sa dette. La majorité d’entre eux ne veulent pas rendre public cette affaire, essayant de régler les sommes qui leurs sont demandées sans faire trop de bruit.

Elyas Nour