Lu sur Horizons

La saison d’automne entame déjà son deuxième mois à la limite de la sécheresse.

A l’initiative du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, les fidèles ont accompli, hier, Salat El Istisqaâ (prière invoquant Dieu pour qu’il pleuve) dans toutes les mosquées du pays. L’imam de la Grande Mosquée d’Alger dans la Basse-Casbah a appelé « les croyants à demander pardon au Créateur et à multiplier les œuvres de charité ». Selon ses propos, « si Dieu ne nous a pas arrosés de pluie, c’est parce que nous sommes loin d’accomplir notre devoir envers notre pays, notre communauté, nos voisins, nos frères et sœurs et même envers Dieu ». Après un prêche évoquant le bon comportement et les bonnes actions du musulman, l’imam a accompli deux « rakaates ». La première après la fatiha, la sourate d’Al-Ala (le Très Haut) et à la deuxième rakaate la sourate d’Echems (le Soleil). Puis il a prononcé deux sermons durant lesquels il a imploré le pardon du Tout-Puissant et demandé aux fidèles à en faire de même. Il s’est par la suite tenu debout en s’orientant vers la kibla en implorant Dieu de faire tomber la pluie et de couvrir de miséricorde les croyants. A leur sortie de la mosquée, les fidèles ont donné l’aumône aux mendiants. « La prière de la pluie est une sunna à observer », a indiqué un fidèle. Son compagnon, un jeune d’une vingtaine d’années, a indiqué que « comme les savants l’ont mentionné, cette prière doit être accomplie en cas de nécessité, en période de sécheresse, de disette, de peu d’averses, d’assèchement des cours d’eau ou d’absorption des eaux par le sol ». Un autre fidèle a indiqué que la demande de pluie est une forme d’adoration par laquelle les musulmans montrent leurs besoins, leur soumission à leur Seigneur. « C’est un devoir pour les musulmans et les croyants », a-t-il dit. Salah, la cinquantaine, a souligné que cette prière « suscite l’engouement des fidèles, et une prière ne fait pas de mal même si la majorité savent qu’il va pleuvoir au plus tard mercredi ».

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