• Par F | décembre 26, 2012 2:56
    ait ahmed hocine

    Il n’est apparemment pas facile de remplacer Hocine Aït-Ahmed. Au Front des Forces socialistes, l’agitation a commencé dès que le vieux chef a annoncé son intention de se retirer de la direction du parti. Les appétits s’aiguisent et la tension commence à monter.

    Ni à l’intérieur ni à l’extérieur des structures du FFS, personne ne veut faire connaître ses intentions. Du moins, pas pour l’instant. Tout le monde – ou presque – sait qu’afficher ses intentions dès à présent équivaut à sa mise à mort. Puisqu’une telle manifestation d’intérêt pour remplacer le chef historique peut être comprise par les plus radicaux du parti comme une volonté d’enterrer – politiquement – le vieux zaïm. Mais, on se place en attendant le Congrès.

    Démissionnaires hier, candidats aujourd’hui ?

    Les rares personnalités susceptibles de prendre la place du président du plus vieux parti de l’opposition se font discrètes. C’est le cas de Mustapha Bouhadef, Djamel Zenati ou encore d’Ahmed Djedaï. Mais, maintenant que les portes restent ouvertes, tout est possible, à commencer par le retour des anciennes figures du parti, y compris les responsables qui avaient déjà démissionné pour une raison ou une autre. Si Mustapha Bouhadef, pourtant démissionnaire dès 2007 a déjà fait son comeback en compagnie de Djamel Zenati qui a un temps pris ses distances avec la formation, d’autres responsables s’apprêteraient à le faire.

    On parle, dans les cercles du FFS, d’un éventuel retour des figures qui ont quitté le parti durant les années 1990 et 2000. Ces derniers, à l’image de Saïd Khelil, Abdesselem Ali-Rachedi et d’autres personnalités, ont pris leur distance vis-à-vis de leur parti à cause notamment de l’hégémonisme du président sur les affaires du parti. Même si certains parmi ces responsables ont tenté de créer de nouvelles formations politiques, rien n’est exclu à ce stade. Des personnalité, à l’image de Rachid Hallit, un temps proche de Saïd Khelil, a regagné les rangs du FFS et il est actuellement député.

    Une “gestion collégiale” de la succession d’Aït-Ahmed

    En attendant, des hommes, restés dans l’opposition à l’actuelle direction, font déjà entendre leurs voix. C’est le cas de Samir Bouakouir qui a demandé d’éviter la division du parti. Une déclaration en droite ligne du message adressé par Hocine Aït-Ahmed aux responsables du parti vendredi dernier. Il demande notamment une « gestion collégiale ». Est-ce faisable ?

    Essaïd Wakli

     



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