Un collectif d’associations et de militantes ont publié une lettre ouverte aux ministres du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et de la justice, pour dénoncer la généralisation du harcèlement sexuel.

Le harcèlement sexuel touche des milliers d’Algériennes chaque année / DR

«Le harcèlement sexuel, en milieu professionnel est une réalité qu’il n’est plus permis d’ignorer. Il constitue un obstacle à la promotion des travailleuses, une atteinte au droit au travail, à la dignité des femmes et une violation des droits fondamentaux de la personne. »

Ainsi commence la lettre ouverte que le Réseau Wassila/Avife, l’Association pour l’Emancipation des femmes, le Tharwa Fadhma N’soumer ou encore l’OVIF ont écrit ensemble pour dénoncer le poids du harcèlement sexuel dans les milieux professionnels algériens.

Le réseau militant pour les droits de la femme profite de la journée mondiale pour le travail décent, qui a eu lieu le 7 octobre, et de l’affaire des journalistes harcelées par le directeur de la Chaîne IV, Said Lamrani, pour rappeler les défaillances dans la gestion de ce type de délit.

 Un difficile recours à la justice

Bien que le harcèlement soit puni par l’article 341 bis du code pénal, les dépôts de plainte pour ce genre d’affaire restent encore trop faibles.

« Les procédures restent pénibles, les représailles administratives accablent les victimes qui osent porter plainte ainsi que les témoins qui leur apportent leur aide, précise la lettre. Et d’ajouter, nous demandons que le code du travail tire toutes les conséquences légales, réglementaires et procédurales de l’infraction pénale inscrite dans l’article 341 bis. Nous demandons également des dispositions qui protègent les témoins contre le risque de représailles au niveau professionnel. »

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