Le cas d’Abdelghani Aloui ne s’arrange pas. Le cyber-activiste algérien emprisonné pour avoir diffusé des caricatures du Président de la République et le Premier Ministre sur internet restera en prison, puisque le Tribunal d’Alger a rejeté sa demande de liberté provisoire. 

Malgré la mobilisation de la société civile et des défenseurs de la liberté d’expression Abdelghani Alaoui est toujours dans la prison de Serkadji à Alger. Le jeune blogueur y a même passé les fêtes de l’Aïd, et devrait encore rester plusieurs semaines, et qui sait peut-être même plusieurs mois avant de passer devant la justice pour son procès.

Pour la justice algérienne, il n’est pas question de libérer Abdelghani pour le moment puisque le tribunal d’Alger lui a refusé ce dimanche 20 octobre la liberté provisoire, a indiqué Me Amine Sidhoum son avocat à l’AFP. « Le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed à Alger a refusé de remettre en liberté Abdelghani Aloui », a déclaré ce dernier. Toutefois la défense ne vas pas rester sur ce refus et assure que « nous allons introduire un recours devant la chambre d’accusation », a encore indiqué l’avocat d’Abdelghani Aloui.

Détenu depuis près le 25 septembre pour avoir publier des photos-montages et des caricatures d’Abdelaziz Bouteflika et d’Abdelmalek Sellal, sur Facebook. Le jeune homme a alors été accusé de terrorisme et de diffamation à l’encontre des représentants de l’Etat algérien.

La rédaction avec agences.

 

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