Ainsi se résume l’attitude des autorités qui avaient déployé une armada de policiers et d’engins anti-émeutes pour réprimer la traditionnelle marche commémorative du Printemps berbère du 20 avril dernier, et faire montre de souplesse et de flexibilité à l’occasion de la marche organisée, hier, à Tizi-Ouzou, à l’initiative de MAK, Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie.

Une marche qui a drainé près de quatre mille personnes qui ont pris possession de la rue durant près de trois heures. Tout au long de l’itinéraire, qui va du campus de l’Université Hasnaoua à l’esplanade de l’ex-Hôtel de ville, il n’y avait pas l’ombre d’un CNS ou d’un engin anti-émeute, à l’exception, bien sûr, de quelques agents de la voie publique affectés à la régulation de la circulation automobile et qui ont dû, certainement, recevoir l’ordre de se retirer, au fur et à mesure que les marcheurs avancent.

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Une foule compacte au-dessus de laquelle flottaient des centaines de bannières aux couleurs jaune, vert et bleu frappées de la lettre «Z» en tifinagh. «Mazalgh di- Mazighan, (Nous sommes des Amazighs et nous le resterons), pouvoir assassin…», criaient les manifestants qui reprennent en choeur d’autres slogans appelant à l’autonomie de la Kabylie.

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