La saison de la Harga est ouverte en Algérie ! Les premières embarcations vers le vieux continent larguent les amarres. L’on apprend que certains y sont parvenus saints et saufs.

D’autres ont failli mourir, si ce n’était l’intervention, rapide et efficace, des gardes côtes, venus à leurs secours. A la fin de la semaine dernière, 14 harragas de différents âges ont été présentés au tribunal, après avoir quitté la côte oranaise à bord d’une vieille embarcation. L’on apprend qu’ils ont chaviré pendant deux jours, à la suite à une panne du moteur.

Ce dernier n’a fonctionné que durant deux heures de temps, avant de s’arrêter laissant les harragas dans un véritable désarroi. Les familles des  » brûleurs  » n’ayant aucune information, ont averti les services de sécurité. C’est ainsi que les gardes côtes ont enclenché une sortie en mer et ils sont parvenus à les retrouver. L’opération de sauvetage a été effectuée avec un hélicoptère mobilisé en la circonstance. Selon des sources médiatiques, ces derniers jours, d’autres groupes de harragas ont traversé la méditerranée en direction des rivages espagnols.

Certains ont contacté leurs familles pour les informer qu’ils sont arrivés à bon port. Les conditions climatiques favorables justifient amplement la reprise des traversées vers l’Europe. Il faudrait d’ailleurs s’attendre à d’autres vagues de harragas dans les prochains jours et semaines. L’autre facteur qui facilite ces voyages périlleux est la facilité avec laquelle les harragas préparent et opèrent leur voyage. A commencer par la complicité, dans certains cas, de leurs familles, qui les laisse faire et n’informent les services de sécurité qu’en cas de danger. D’ailleurs, pour ces harragas de la wilaya d’Oran, les familles étaient bien au courant et n’ont informé l’amirauté que sous l’effet de la panique, après n’avoir eu la moindre nouvelle du sort de leurs enfants.

A cela faut-il ajouter, la facilité avec la quelle les candidats à la harga se procurent les embarcations, les moteurs, le matériel de navigation tel que le GPS, indispensable pour ce genre de voyage, qui dure pas moins de 24 heures, en plein mer. Aussi, force est de relever que les harragas parviennent souvent à échapper à la vigilance des gardes côtes et mènent leur Odyssée, la nuit, loin des regards et des projecteurs. Compte tenu du nombre de personnes, de plus en plus important, tentées par la traversée vers l’Espagne et l’Italie, des réseaux spécialisés ont fini par voir le jour dans de nombreuses villes du littoral, notamment à l’est et à l’ouest du pays.

Lire la suite sur Les Débats