L’usage arbitraire des armes de service par des policiers a occasionné plusieurs accidents dramatiques dans le passé. Après la vague de suicides qui a secoué les rangs de la police en 2012 et 2013, quand des policiers dans diverses wilayas ont mis terme à leur vie en recourant à leur arme de service, des cas de règlements de comptes, des crimes passionnels ou juste des erreurs dans l’usage des armes de service ont été recensés dans plusieurs régions.

Des accidents ou des crimes maquillés en accident, causés par l’usage abusif de l’arme de service par des policiers, ce n’est pas un phénomène nouveau dans la société algérienne. Plusieurs drames occasionnés par le mauvais encadrement de l’usage des armes par des policiers ont été déjà signalés.

Pour preuve, récemment, une femme originaire de la commune de Sidi Amar a été transférée aux urgences souffrant de graves blessures au niveau de l’épaule et du ventre. Selon la cellule de communication de la sûreté de la wilaya, la victime s’est blessée en maniant l’arme de service de son mari, policier à la sûreté de Sidi Amar. Les services concernés ont ouvert une enquête pour connaître les dessous de l’histoire.

Policiers ou criminels ?

Dans les annales criminelles de cette région de l’est de l’Algérie, cet incident n’est pas isolé et soulève une question importante, celle de l’usage des armes par des policiers en dehors de leur service et pour des raisons autres que la protection des citoyens ou l’arrestation des criminels. En 2013, un commissaire de police a assassiné un enseignant à Annaba. En 2011, plusieurs policiers ont eu recours à leur arme de service pour commettre des crimes regrettables. Durant le Ramadhan 2011, un jeune policier a tué son voisin en utilisant son arme de service. Un autre cas a été signalé en avril quand un jeune policier de 25 ans a tué deux de ses collègues qui se trouvaient avec lui à bord de sa voiture. Ces drames rapportés par la presse relancent la polémique sur l’usage arbitraire et l’inconscience de certains agents de police qui abusent de leur statut pour commettre l’irréparable.

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