Selon des sources proches de la DGSN, la police nationale serait en train de travailler sur la mise au point d’une stratégie efficace de lutte contre le phénomène des kidnappings d’enfants. Ils envisagent de déployer des policiers en tenue civile dans les quartiers et devant les écoles où le phénomène est de plus en plus fréquent.

Les rapts d’enfants se multiplient de façon effrayante ces derniers temps en Algérie. Les familles algériennes sont plongées dans la terreur à la vue de tous ces cas d’enlèvements où les enfants sont rarement retrouvés sains et saufs. Le dernier cas de disparition est celui du jeune garçon Amine Yarichène survenu, mercredi 21 octobre dernier à 07H45 alors qu’il rejoignait son école, à la sortie du domicile familial situé au quartier 11 décembre à Dély Ibrahim, à Alger.

Près d’une semaine après sa disparition, Amine Yarichène, 7 ans, n’a toujours pas donné signe de vie laissant sa famille complètement désemparée. Quel sera le sort réservé à Amine ? Selon les estimations des services de sécurité, rares sont les petits qui échappent à la barbarie des ravisseurs. Pas plus tard que le mois dernier, deux enfants ont été retrouvés morts, l’un à Mila, l’autre à El Eulma. Il s’agit du petit Anis Berdjem qui a été tué par ses kidnappeurs et jeté près des canalisations dans une forêt et d’Abderahim Grine, assassiné par son père.

Ces cas relancent le débat sur la nécessité de mettre en place une stratégie efficace pour contrer ce fléau dangereux. C’est d’ailleurs dans cet optique que les services de sécurité travaillent actuellement, selon le quotidien d’information arabophone El Bilad,  d’arrache-pied pour élaborer une nouvelle stratégie de lutte fondée sur le déploiement des éléments de l’ordre aux abords des écoles et dans les quartiers où ce phénomène est de plus en plus présent.

Nourhane S.