Plusieurs crimes terrifiants ont frappé les esprits ces derniers temps. Des crimes d’une grande brutalité reflétant un profond malaise social et une perversion des esprits. 

Le phénomène de la violence est en train de prendre des proportions inquiétantes dans notre société, celle-ci prend plusieurs visages et  s’étend à tous les milieux sociaux. Elle est exercée autant dans la rue qu’à l’école et au travail, voire dans la famille.

Des faits liés à ce phénomène sont rapportés régulièrement par la presse nationale. La violence ne touche pas seulement les délinquants, mais quasiment tout le monde, prenant un caractère global. Elle touche aussi bien les jeunes que les moins jeunes, les élèves, les enseignants, les responsables, les employés, les gouvernants et les gouvernés.

Pas plus tard qu’hier une jeune femme, mère de deux enfants, a été assassiné en pleine rue et à une heure de pointe, sous les regards horrifiés de candidats au Bac en route pour le lycée de Draria (Ouest d’Alger). La victime a reçu plusieurs coups de couteau assénés par son propre mari alors qu’elle attendait paisiblement le bus au centre-ville. Les premiers éléments font état d’un drame familial, le couple s’apprêtait à divorcer.

L’exemple du docteur N.S., inspecteur de santé publique à la direction de la Santé, de la Population de Tiaret et de son ami infirmier, est tout autant révélateur du degré de déchirement de la société, les deux malheureux ont été retrouvés gisant sur la chaussé après avoir reçu une vingtaine de coups de couteau

On peut citer également le cas de ce jeune oranais qui a assassiné son voisin en lui assénant plusieurs coups de couteau, dont un, en plein cœur. Il s’agit d’une simple altercation verbale s’est transformée en un véritable drame, un drame qui, conjugué au pluriel, touche toutes les régions du pays. Ces trois cas éphémères ne représentent qu’un aperçu insignifiant de l’ampleur qu’a pris le phénomène de violence sociale dans notre société.

On s’interroge aujourd’hui sur les raisons de l’expansion de ce phénomène dans notre société. Les sociologues affirment qu’Il est difficile d’expliquer la spectaculaire évolution de la violence «fondamentalement masculine» dans la société algérienne et de rendre compte, à la fois, de son étendue dans ses différentes formes d’expression et de sa vaste complexité dans le champ social.

Ils affirment qu’on assiste, depuis trois décennies, à une flambée de violence qui s’étend telle une épidémie et qui perturbe l’harmonie sociale et qui ne semble épargner aucune catégorie de la population.

Massi M.