Le RND a réagi, hier mardi, sur son site Internet, à un article publié le 13 novembre par nos confrères de TSA intitulé : « Ouyahia, la haine et la division pour seul programme ». Pour le part « né avec des moustaches », la menace ne vient pas seulement de la main étrangère, mais aussi de l’intérieur.

Le discours prononcé la semaine dernière par Ahmed Ouyahia, devant les militants de son parti à Tébessa, a suscité moult réactions d’indignation. Le chef de cabinet de la Présidence de la République avait, rappelons-le, quasiment exercé du chantage sur les Algériens en les appelants à accepter sans réserve la politique d’austérité, faisant planer la menace d’un nouveau plan de réajustement du FMI. Il avait également attaqué les binationaux en les accusant de tous les maux de l’Algérie.

Le RND a donc voulu rebondir en réagissant à un article de TSA ou son secrétaire général est accusé de semer la division entre «les Algériens d’ici et ceux de là-bas». TSA avait considéré, dans son éditorial, cette position comme étant anticonstitutionnelle car ne mettant pas tous les Algériens sur un pied d’égalité.

Dans sa réaction, le RND ne brandit plus la « main étrangère » , mais une menace venant de l’intérieur même. L’articlé affirme que le SG «assume ses propos vis-à-vis des détenteurs de l’argent sale, de la fraude, du trafic de drogue et d’autres calamités que subit notre peuple», tout en soulignant que ces mêmes propos ne visaient pas les binationaux, mais «les Algériens d’ici qui disposent de passeport de là-bas, les Algériens qui s’enrichissent souvent illicitement ici, qui transfèrent leurs avoirs là-bas et qui veulent déstabiliser l’Algérie de l’intérieur ».

Toujours dans sa logique du complot universel contre l’Algérie, le RND a appelé les «40 millions d’Algériens qui n’ont pas de patrie de rechange, à être vigilants pour préserver l’Algérie des manipulations de quelques milliers de mercenaires locaux qui ont une base de repli à l’étranger».

Notons que le RND ne souffle mot sur tous ces oligarques sur lesquels pèsent de lourds soupçons de malversations et qui lui sont affiliés, à l’instar d’Abdeslam Bouchouareb.

Massi M.