Le ministère du Travail de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, vient de transmettre en rappel une directive à ses directions régionales les instruisant de ne plus renouveler les contrats dans le cadre du programme de pré-emploi. La même directive ordonne également, de rompre les contrats du personnel détenteur de diplômes universitaires poursuivant des études supérieures en concomitance avec ses activités professionnelles.

La décision a été prise suite à une enquête menée par les services d’inspection relevant du ministère. Les multiples visites d’inspection menées par les agents des directions régionales ont démontré que la grande majorité des 15% du personnel recruté par les structures de l’État dans le cadre du programme de pré-emploi n’était jamais présent sur les lieux de travail.

Pour mettre fin à ce qui est qualifié de «dérive», la tutelle a tout simplement décidé de ne plus renouveler de contrats pour ce type de personnel et de rompre, sur-le-champ, «les contrats de ceux qui touchent un salaire sans fournir le moindre effort». Les personnes qui sont particulièrement ciblées sont celles qui poursuivent leurs études universitaires en concomitance avec leur travail.

Cependant, cette «campagne d’assainissement» ne se fait pas de façon systématique. Se basant sur les données récoltées par les agents d’inspection, l’on a pu constater qu’un faible pourcentage du personnel concerné accomplissait avec sérieux les missions qui leur sont dévolues, notamment au sein des administrations publiques. De ce fait, ces personnes ont été épargnées par cette vague de licenciement.

En réalité, c’est la fonte continue des capacités financières du pays qui pousse, aujourd’hui, le gouvernement à se détourner de sa politique d’achat de la paix sociale ayant impacté très négativement le rendement, notamment dans le secteur du travail.

Massi M.