À contre-courant de la vague de sympathie avec l’écrivain Rachid Boudjedra, humilié dans une caméra cachée d’Ennahar TV, un certain nombre de personnalités et d’organisations proches du pouvoir apportent leur soutien à cette chaîne. 

Ainsi, le sénateur FLN, Mahmoud Kissari, use de propos élogieux pour encenser, dans une correspondance, le patron de la chaîne Ennahar TV, Anis Rahmani: «Nous avant constaté avec regret la suppression de la caméra cachée « Rana Hkemnak« , qui portait, au-delà de son aspect divertissant, des objectifs nobles ne pouvant être saisis que par des esprits capables de lire entre les lignes. L’émission avait pour objectif de démontrer que les responsables à tous les niveaux étaient au service du peuple comme c’est le cas dans les plus grandes démocraties ».

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Le sénateur en rajoute une couche en affirmant qu’Ennahar demeurera  le leader incontestable de l’audiovisuel en Afrique du Nord. « Servant de tribune pour les plus démunis, votre chaîne, pétrie dans les valeurs démocratiques, veille toujours à la sauvegarde de la stabilité du pays », soutient-il, déplorant la non-diffusion de l’un des épisodes de cette caméra cachée le mettant en scène. Selon lui, les Algériens auraient dû avoir le plaisir de regarder la caméra cachée dont il a fait l’objet pour constater «un exemple de proximité entre le peuple et ses élus».

De son côté, le Front du militantisme national (FMN), une formation politique microscopique qui fête ses cinq années d’existence, a exprimé, à travers une correspondance, son soutien entier à la chaîne Ennahar et à tous ses programmes, en particulier à la caméra cachée en question. Le FMN a également déploré le fait que l’un de ses épisodes mettant en scène le SG de cette formation ne soit pas diffusé.

Pour sa part, l’Organisation nationale des victimes du terrorisme (ONVTAD) a exprimé sa solidarité avec le directeur d’Ennahar TV. Cette organisation demande la reprise de la caméra cachée arrêtée de diffusion.

Massi M.