En plus d’avoir perdu énormément de terrain à l’issue des élections législatives du 23 novembre dernier, les Islamistes se divisent. Pratiquement effacée lors du scrutin local, la coalition constituée par le PJD (Parti justice et développement), Nahdha et El-bina périclite. C’est Abdellah Djaballah, personnage emblématique du courant islamiste radical en Algérie, qui prédit cette option.

Le leader islamiste, qui s’est toujours vu comme le chef incontestable de l’islamisme radical en Algérie, a exprimé sa déception après les résultats des Locales. « J’avais un grand espoir de voir cette coalition devenir un grand parti politique. Après les Législatives, nous avons même convenu de tenir, avant la fin de l’année en cours, un Congrès unificateur », a indiqué Djaballah dans une interview accordée à la version arabophone de TSA. Mais, « j’ai malheureusement constaté que les résultats des élections priment sur un projet politique et si j’avais su cela dès le départ, je ne participerais jamais à une telle alliance », a indiqué Djaballah. C’est d’ailleurs pour cela que l’homme n’a pas vraiment fait campagne lors des élections locales de 23 novembre.

Advertisement

Le même constat est partagé chez deux autres partis. On estime, selon des sources partisanes, que les conditions de la tenue d’un Congrès unificateur ne « sont pas réunies ». Mais on refuse de commenter les déclarations de Djaballah. « Je ne base pas mes positions sur les déclarations de presse », a répliqué Mohamed Douibi, président de Nahdha, dans le journal El Bilad.

A l’issue des élections locales, l’alliance islamiste a obtenu une quarantaine de communes. Mais elle ne siègera dans aucune des assemblées de wilaya à travers le pays.

Rania Aghiles