Près de 10 000 algériens ont demandé l’asile en 2017 dans l’un des 28 pays de l’Union européenne (UE). C’est ce qu’a indiqué le dernier rapport de «Eurostat», l’organisme européen des statistiques,  rendu public ce week-end relatif aux demandes d’asile en Europe.

Si le plus gros des algériens tentent d’obtenir l’asile en France,  d’autres  misent désormais sur des pays comme l’Espagne ou même la Slovénie, pour ne citer que ceux-là. En 2017, il y a eu 2500 «primo-demandeurs» algériens, dont le plus gros (1140) ont déposés des dossiers auprès des autorités espagnoles.

Ceux-là viennent à la cinquième position des nationalités réclamant l’asile politique dans le royaume ibérique. Il y a également 890 primo-demandeurs aux Pays-Bas (4eposition) et 190 en Slovénie (2e position).

Si les algériens s’orientent de plus en plus vers d’autres contrées, c’est parce que le taux de refus pour les algériens demandeurs d’asile en France est extrêmement élevé. Selon des chiffres des instances européennes, seuls 3% des demandeurs algériens obtiennent gain de cause, plaçant ainsi les algériens en tête de la liste des refus exprimés.

Il faut noter en dernier lieu que les pays de l’UE ont reçu en 2017 un peu plus de 750 000 demandes d’asile, en baisse par rapport aux deux années précédentes où il y a eu 1 322 825 en 2015 et 1 260 910 en 2016. La majorité des demandeurs viennent de pays en guerre, comme la Syrie ou l’Irak par exemple. Et si les pays européens rejettent les requêtes des algériens c’est parce qu’ils considèrent que l’Algérie est un pays «sur».

Elyas Nour