Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, est formel. Il n'y aura pas d'effacement des dettes des crédits ANSEJ (Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes). En marge d'une cérémonie de distribution de logements, à Zemouri (Boumerdes), celui-ci a affirmé que la seule décision prise est relative à l'effacement des pénalités de retard, mais en aucune manière les dettes des jeunes ayant contractés des crédits pour la réalisation d'un projet ANSEJ. D'après lui, la politique du gouvernement s'article essentiellement autour de l'encouragement de l'entreprenariat. Une telle décision serait, selon lui, contre-productive. Il faut dire qu'épisodiquement des bénéficiaires de crédits ANSEJ organisent des manifestations pour réclamer l'effacement de leurs dettes, comme ce fut le cas par exemple, il y a quelques années pour les agriculteurs. Il y a quatre jours, des promoteurs ayant bénéficié de crédits dans le cadre des dispositifs ANSEJ, CNAC et ANGEM ont marchés à Tizi Ouzou en réponse à un appel lancé par le Collectif d’appui à la micro-entreprise (CAME). Les initiateurs de ce mouvement de protestation ont évoqués "l'échec de la politique de l'emploi en Algérie". D'après eux, l'ANSEJ, par exemple, autorise des activités qui sont saturées. D'où la faillite de beaucoup d'entreprises créées dans ce sens. Il faut rappeler, en dernier lieu, qu'en septembre 2017, les banques publiques, l'ANSEJ et la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) ont signé une convention de "retraitement des créances ainsi que des agios réservés éligibles à l’efficacement, nés des crédits accordés aux promoteurs Ansej antérieurement au mois de mars 2011". Il est question finalement d'effacement des intérêts et d'un rééchelonnement de ces crédits. Pas d'effacement pur et simple donc de crédits ANSEJ.

Elyas Nour

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