27 harragas algériens ont été interceptés aujourd’hui par les gardes côtes au large de Annaba et d’El Taref. Ces personnes, âgés entre 16 et 50 ans, étaient en train de traverser la mer Méditerranée à bord de deux embarcations artisanales. L’une a été interceptée au large d’El Taref et l’autre à Annaba.

Après avoir subi une visite médicale, ces 27 personnes ont été présentées au juge. Selon le communiqué des gardes côtes, parmi ce groupe, il y avait un mineur de 16 ans, ainsi qu’un handicapé. Les gardes côtes de Annaba ont intercepté, depuis le début de l’année, 69 harragas. Preuve que ce phénomène reprend périodiquement de l’ampleur en Algérie.

Il semblerait qu’aucune catégorie d’Algériens n’est épargnée. Des plus jeunes jusqu’aux plus âgés. Même si la cadence des arrestations a connu, plus en moins, un certain ralentissement, il n’en demeure pas moins que la «harga» reste un problème national et qui va, sûrement, s’aggraver au fur et à mesure que les problèmes des jeunes algériens s’accumulent. Si dans les grandes villes, il y a relativement quelques opportunités de travail, notamment avec le recrutement massif opéré par certains départements ministériels – des mesures beaucoup plus sociales qui ne répondent pas à des critères économiques – ce n’est sûrement pas le cas dans les wilayas de l’intérieur du pays. C’est pour cela que des jeunes harragas tentent de traverser la Méditerranée même si cela présente un grand risque pour leurs vies.

Elyas Nour
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