Que se passe-t-il à l’école algérienne ? Chaque jour que Dieu fait, des cas de violence et d’agression sont rapportés par la presse nationale. Des élèves qui passent à tabac leurs enseignants et des enseignants qui tabassent leurs élèves, voici donc le lot quotidien de notre très chère école laquelle ne cesse d’alimenter la polémique. 

Et ce dernier fait divers qui a ébranlé les habitants de Batna risque d’aggraver encore davantage cette polémique. En effet, une enseignante dans une école primaire vient de défrayer la chronique avec son étrange méthode pédagogique. En vérité, il s’agit d’une institutrice qui, pour punir ses élèves et leur apprendre la discipline, a pensé utile de déshabiller les pauvres enfants en pleine classe ! Selon le correspondant local du quotidien régional L’Est Républicain, cette enseignante a martyrisé toute une classe de 5 ème année dans une école primaire à Oued Taga, localité située 32 km de l’Est de Batna-ville. A la moindre erreur ou saute d’humeur, l’institutrice scélérate oblige les élèves âgés à peine de 11 ans à enlever leurs pantalons. Mêmes les filles n’ont pas été épargnées par ce châtiment. Elles baissaient aussi leurs robes sous les regards, tantôt ébahis tantôt concupiscents, de leurs camarades.

Ces brimades extravagantes ont fini par choquer les habitants de la région. Ces derniers, notamment les parents des élèves traumatisés par cette institutrice, se sont mobilisés dés qu’ils ont découvert le traitement qui est infligé à leurs enfants au quotidien depuis la rentrée scolaire. Manifestant publiquement leur colère, ils ont fini par faire entendre leurs voix. La direction de l’établissement a décidé de remplacer l’institutrice en la déchargeant de la classe de 5 ème.

Néanmoins, d’après L’Est Républicain, la direction de l’établissement n’a pas manqué plus tard de confier à l’enseignante controversée une classe de première année primaire. « Les parents d’élèves se sont illustrés encore une fois en s’opposant à ce que l’institutrice incriminée prenne en charge des élèves de 1 ère année, de peur que ces derniers subissent le même sort que leurs aînés. Ils ont interdit à leurs enfants de rejoindre leurs bancs d’écoliers pour signifier qu’ils ne veulent plus de cette institutrice dans les parages », souligne-t-on de même source. C’est dire enfin que la mobilisation des parents d’élèves joue un rôle primordial dans la lutte contre la violence à l’école. Reste à savoir en dernier lieu si cette enseignante sera réellement punie ou si ces comportements indélicats seront passés sous silence pour étouffer cet énième scandale « pédagogique ».