Pour tenter de « participer » au retour de la quiétude à Ghardaïa, un groupe de journalistes, écrivains et intellectuels ont initié une pétition en vue d’organiser une caravane de réconciliation et de paix en direction de cette région.

Cette initiative, intitulée « caravane de l’amitié » est signée pour l’instant par des dizaines de personnalités du monde universitaire, médiatique et intellectuel. On y trouve des journalistes, des écrivains, des chercheurs et des universitaires.

Dans le texte qui accompagne l’initiative, les rédacteurs expliquent que cette caravane vise à rappeler aux «belligérants» impliqués dans ce conflit communautaire que l’Algérie est unie et solidaire. Les initiateurs visent également à ressouder les liens qui unissent le peuple algérien. Seul bémol : les rédacteurs de cet appel s’accrochent à quelques vieux réflexes qui font que l’Algérie a « une seule nation, une seule religion et une seule langue ». Or, la langue amazighe est exclue, alors que c’est l’une des revendications des mozabites eux-mêmes.

D’autres initiatives ont déjà été prises par la société civile. Il s’agit de plusieurs missions de personnalités politiques et religieuses. C’est le cas par exemple de l’Association des Oulémas ou encore de certains journalistes. Ils ont insisté sur la réconciliation entre Ibadites et Sunnites. Des heurts avaient éclaté entre les deux communautés depuis le début décembre faisant au moins un mort et des dizaines de blessés.

Le gouvernement a entamé des discussions avec «des représentants» des deux communautés. Des décisions ont été annoncées. Il s’agit surtout de l’indemnisation des familles dont les maisons ont été touchées. 30 000 lots de terrain seront également distribués. Les heurts ont cessé dans la région de Guerrara. Mais les écoliers mozabites n’ont toujours  pas pris le chemin des classes.

Essaïd Wakli

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