Nouvelle vague de violences entre la Palestine et l’Israël après la mort de 3 juifs

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La mort de 3 adolescents disparus depuis le 12 juin dernier a déclenché une nouvelle vague de violences entre la Palestine et Israël.

Les corps des 3 adolescents disparus le 12 juin dernier ont été découverts lundi 30 juin par les forces de sécurité israéliennes près de Halhoul en Cisjordanie. Gilad Shaer (16 ans), Naftali Fraenkel (16 ans) et Eyal Yifrah faisaient de l’auto-stop à la sortie de leur école talmudique, dans le bloc de colonies de Goutch Etzion.

Selon les services de sécurité israéliens, les adolescents ont été enlevés et assassinés. Les deux principaux suspects dans cette affaire sont Marwane Qawasmeh et Amer Abou Eisheh. Tous deux ont des liens étroits avec le Hamas.

Réagissant à la découverte des corps, les dirigeants israéliens ont donc accusé le Hamas d’avoir commandité « l’assassinat » des 3 étudiants. Le vice-ministre israélien de la défense, Danny Danon, a le premier affirmé que les adolescents avaient été « assassinés par le Hamas ». Le Premier Ministre israélien Benyamin Nétanyahou a condamné fermement cet acte « terroriste », assurant que « le Hamas paiera ». « Les adolescents ont été kidnappés puis tués de sang-froid par des bêtes sauvages », a-t-il déclaré à la télévision nationale. Le cabinet de sécurité israélien a été convoqué lundi soir en urgence pour décider de la suite à donner aux opérations. Une nouvelle réunion est prévue ce soir.

Le Hamas nie toute implication. « Aucun groupe palestinien, le Hamas ou un autre, n’a participé à cette action, la version israélienne n’est pas crédible », a affirmé un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri. Le mouvement islamiste a également prévenu Israël que « toute escalade ou guerre lui ouvrirait les portes de l’enfer ».

La communauté internationale a fait part de son émotion et de sa colère. Barack Obama a condamné « dans les termes les plus forts possibles cet acte de terrorisme insensé commis contre des jeunes innocents ». Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a qualifié l’enlèvement et le meurtre des étudiants d’ « acte haineux perpétré par des ennemis de la paix », mais il a appelé les deux camps au dialogue. Il a exhorté « les autorités israéliennes et palestiniennes à travailler ensemble à retrouver et traduire rapidement en justice les responsables ».

Les recherches avaient mobilisés près de 7000 soldats dans le cadre de l’opération « Gardiens de nos frères ». La ville palestinienne de Halhoul est toujours bouclée par les forces israéliennes, 5 Palestiniens ont été tués et 400 arrêtés, la plupart membres du Hamas.

Des roquettes ont également été tirées depuis et vers Gaza. Les premiers échanges de tirs ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, et ont repris dans la nuit de lundi à mardi.