Lors d’une conférence de presse portant sur le thème de l’activité sismique en Algérie, tenue au siège du CRAAG, hier mercredi, le Directeur général du Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG), Chaouch Abdelkrim Yelles, a demandé aux citoyens de faire attention et ne pas tomber dans le piège des «charlatans» qui avancent des hypothèses «infondées» sans avoir les qualifications nécessaires pour s’exprimer.

Qualifiant certaines personnes, complètement méconnues de la communauté scientifique algérienne et internationale, de «charlatans », le Directeur général du Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG), Chaouch Abdelkrim Yelles a appelé les citoyens algériens à ne pas prêter foi aux analyses faites sur l’activité sismique en Algérie. Mettant l’accent sur l’impact « catastrophique » des rumeurs «infondées», véhiculées par des «charlatans», sur l’activité sismique en Algérie, le spécialiste a insisté sur l’importance de la sensibilisation sur la question.

Appelant à la vigilance et à la prudence et soulignant que le CRAAG étant une institution officielle de l’Etat , M. Yelles, a dénoncé les agissements de ceux qui, au lieu de s’appuyer sur des données scientifiques précises, s’adonnent à « la boule de cristal et s’avancent à rendre publiques des informations erronées ».

Évoquant l’aspect naturel de l’activité sismique que connaît l’Algérie, M.Yelles a souligné que notre pays a une activité à risque « modéré » et sujet, par conséquent, à une activité régulière localisée, notamment dans sa partie nord. Il a par ailleurs révélé le recensement par le CRAAG de pas moins de 100 répliques sismiques par mois. Mettant l’accent sur le rôle de la sensibilisation pour permettre aux citoyens d’intégrer cette réalité dans leur vécu, le responsable du CRAAG a annoncé l’organisation, en avril, d’une rencontre sur ce thème.

S’adressant aux médias, M. Yelles a demandé de ne pas verser dans la précipitation, en diffusant des informations susceptibles de créer un état de panique au sein de la population. « On peut considérer qu’un séisme est de forte magnitude lorsqu’il est de 6 ou plus sur l’échelle de Richter et il faut s’en inquiéter lorsqu’il atteint la magnitude de 5 », a-t-il ajouté.

Enfin et pour faire face aux éventuels risques de séisme, M. Yelles appelle au respect des règles parasismiques dans les constructions.

Nourhane S.

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