La Commission nationale consultative de promotion et de protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH), présidée par Farouk Ksentini, estime dans son rapport annuel, rendu public mardi 14 juillet, que la situation s’est améliorée en 2014.

« De grands pas » ont été franchis au cours des douze mois écoulés en matière de promotion et de protection des Droits de l’Homme en Algérie, se réjouit la Commission présidée par l’avocat Farouk Ksentini dans son rapport annuel, cité par l’APS. Avancée majeure : la reconnaissance par les pouvoirs publics des femmes victimes de viol par des terroristes à travers la promulgation l’an passé d’un décret exécutif relatif à l’indemnisation des personnes ayant subi des dommages matériels suite à des actes terroristes. La lutte contre les violences conjugales, la CNCPPDH salue la révision du code pénal ainsi que la création d’un fond pension alimentaire au profit des femmes divorcées ayant la farde de leurs enfants. La Commission recommande, toutefois, l’élargissement du concept de « violence conjugale » pour qu’il prenne aussi en compte les « violence domestiques ». Elle appelle également à l’adoption d’une loi dédiée aux indemnisations et à la prise en charge des femmes violentées ainsi qu’à la mise en place d’un numéro vert qui permettrait de dénoncer les bourreaux.

Crise du logement

Malgré des avancées sur le plan social, la CNCPPDH reconnaît, toutefois, que le logement demeure la « préoccupation majeure » des Algériens. Et ce, en dépit d’un programme quinquennal ambitieux. Dans son rapport annuel, la Commission présidée par Me Ksentini demande ainsi une prise en charge des nécessiteux par ordre de priorité, la mise en place d’un mécanisme de contrôle et de gestion, la réunion des conditions pour la création d’un marché réel de l’immobilier et l’organisation du marché de la location.

Gaz de schiste

Sur le volet économique, la Commission invite les autorités publiques à réaliser des études afin de déterminer, avec précision, les disparités socio-économiques entre les régions du sud et du nord du pays dans la perspective de redéfinir des politiques publiques garantissant le développement et l’accès au travail. Dans ce sens, la Commission encourage le gouvernement à exploiter des secteurs économiques à haut potentiel dans le sud du pays, tels que l’agricultures ou les énergies renouvelables, plutôt que de miser sur l’exploration du gaz de schiste. À ce propos, la CNCPPDH prend position en faveur d’un dialogue entre les autorités publiques, la population locale et les représentants de la société civile. Rappelons que les habitants de In Salah sont mobilisés depuis le début de l’année contre l’exploitation des ressources en gaz de schiste et réclament un moratoire.

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