Une patiente, ayant subi une intervention chirurgicale au niveau d’une clinique privée à Ain Beida, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, est décédée suite à une «grande négligence médicale». Le chirurgien qui l’avait opéré, un étranger en situation irrégulière dans le pays, a été interpellé par les services de sécurité.

C’est ce qu’a révélé le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, Abdelmalk Boudiaf, aujourd’hui, en marge de la visite qu’il a effectuée sur place. Bien évidemment, dans la foulée il a annoncé la fermeture de cette clinique privée.

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que les autorités procèdent à la fermeture d’une clinique privée. Trop de négligences et certaines d’entre elles – pas toutes fort heureusement – sont peu consciencieuse pour ce qui est du bien être de leurs patients.

Le marasme dans lequel se trouve la santé en Algérie n’est pas propre au secteur privé. On se souvient qu’il y a quelques semaines, le ministère a du intervenir pour fermer le service maternité de l’hôpital de Constantine. Les images diffusées par la Télévision nationale au sujet de ce service ont choqués les algériens.

 Abdelmalk Boudiaf a indiqué que son département élabore actuellement un nouveau cahier des charges qui définira «les missions et les modes de coordination entre le ministère et les directions de wilaya de la santé». Il a estimé que le rôle des cliniques privées est «complémentaire», avant d’être «commercial» au «détriment du patient».

Elyas Nour