La valeur du dinar est en chute libre. Une chute terrifiante qui a atteint en l’espace de 6 mois plus de 22 %. En effet, au cours des six premiers mois de cette année 2015, notre monnaie nationale a perdu 22% de sa valeur face au dollar américain, a reconnu mardi le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci.

Celui-c a expliqué cette dépréciation du dinar par le différentiel d’inflation et les tensions sur les marchés des changes. Selon lui, ces tensions « impactent significativement les cours de change des pays émergents et en développement ». Néanmoins, le premier responsable de la Banque d’Algérie a tenté de rassurer l’opinion publique en expliquant que la dépréciation du dinar algérien va lui procurer une relative flexibilité sur le marché interbancaire des changes et permettre d’absorber, en partie, l’effet de la chute des prix du pétrole.

Est-ce convaincant ? Pas du tout car à travers le monde entier, les experts en finances expliquent que la valeur d’une monnaie repose beaucoup sur la confiance que l’on accorde à un pays, sur l’importance de sa richesse, sa stabilité, sa croissance économique et sa puissance stratégique. Au niveau de sa balance des paiements, l’Algérie est de plus en plus confrontée au risque d’un fort déficit. Par conséquent, le dinar va se déprécier. Et cette dépréciation risque d’atteindre des seuils alarmants si notre pays ne rééquilibre pas son modèle économique rentier basé sur les exportations des hydrocarbures.

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