Hier, le monde entier s’est réveillé sur une image des plus glaçantes: celle d’un garçon de 3 ans, échoué sans vie sur une plage de Turquie. La photo qui a fait pleurer des millions de personnes dans le monde sort de l’ordinaire. Aylan, l’enfant martyr, est devenu le symbole du drame des migrants syriens.

Il s’appelle Aylan. Il a 3 ans. Depuis hier, sa photo a fait le tour du monde, provoquant une vague d’indignation sans égale. Les rêves de ce petit garçonnet se sont évaporés sur la côte de Bodrum, une ville touristique Turque, où son corps inanimé a été rejeté par les vagues.

Aylan est victime d’une guerre absurde, où régime et rebelles islamistes se font concurrence dans la barbarie. Il est aussi victime de l’indifférence et de la complicité des pays arabes et occidentaux qui restent silencieux devant la souffrance du peuple syrien.

Qui était donc Aylan ? Cet «enfant de quelqu’un», comme a titré le quotidien britannique TheIndépendant dans son édition d’aujourd’hui, est désormais le symbole du drame des migrants syriens. Cette photo déchirante, qui est aujourd’hui à la Une de nombreux médias internationaux, est celle d’un gamin de 3 ans qui s’appelait Aylan. Un enfant qui, un jour plus tôt, était dans le giron de sa petite famille, composé de ses parents et de son grand frère.

Le périple de cette famille syrienne, qui a fui la guerre, devait se terminer en Grèce où elle espérait pouvoir se construire une nouvelle vie. Leurs rêves se sont évaporés au large de la mer puisqu’ils se sont tous noyés. Aylan Kurdi n’a connu, dans son pays que la guerre, selon le site l’Express. Une photo de lui en compagnie de son frère aîné, Galip, cinq ans, lui aussi disparu dans le naufrage, circule sur le net.

Selon des informations rapportées par la presse turque, les deux enfants seraient originaires de la ville de Kobané, située au nord de la Syrie, tristement célèbre pour ses violents affrontements entre les djihadistes de Daech et les résistants kurdes.  Plusieurs médias, comme The Guardian, ont récolté des informations sur le petit et sa famille qui souhaitait se rendre au Canada. Le père, Abdullah, a survécu. La maman des garçons n’a pas eu cette chance.

Cette victime de la tragédie humaine que vivent les Syriens actuellement ne devrait-elle pas réveiller les Arabes et les Occidentaux de leur léthargie ? Combien d’Aylan doivent périr de cette façon choquante pour que le monde comprenne enfin que les choses doivent changer en Syrie et que la guerre doit enfin cesser ? N’est-il pas temps d’intervenir ?

Nourhane S.