La gigantesque coupure de l’internet dont souffre l’Algérie depuis jeudi soir s’explique, en partie, par le monopole qu’exerce Algérie-Télécom sur le marché de l’internet dans notre pays, déplore Zine Seghier, Expert international dans le numérique. 
« Si l’Algérie disposait d’un autre opérateur ou d’un autre fournisseur d’accès à internet, notre pays n’aurait pas été paralysé entièrement pour la simple raison que cet autre opérateur aurait pu disposer d’un deuxième câble ou d’une autre sortie sur ce même câble sous-marin qui véhicule 80 % de la voix et des données (Internet et téléphone) de l’Algérie », explique cet expert à Algérie-Focus. D’après notre interlocuteur, cette situation de monopole a suscité une « mauvaise vision » de la gestion du marché de l’internet dans notre pays.
« Il n’est pas concevable que toute l’Algérie dépende d’un seule câble sous-marin. Il aurait fallu se doter de ce qu’on appelle des routes de secours pour parer à des situations d’urgence provoquées par des pannes similaires. Ces pannes sont, d’ailleurs, ordinaires et peuvent survenir à tout moment », assure encore Zine Seghier qui clame haut et fort son incompréhension face à l’inexistence d’une « deuxième sortie vers ce câble sous-marin via des pays voisins comme la Tunisie ». A en croire notre expert, il est aussi possible de se doter d’un autre câble qui relie l’ouest du pays à l’Europe. Des solutions sont bel et bien imaginables et cette panne générale qui paralyse tout le pays aurait pu être évitée.
Une levée du monopole d’Algérie-Télécom s’apparente comme une solution urgente, plaide Zine Seghier. « Des d’investisseurs peuvent se rassembler et fonder un consortium pour mettre en place un nouvel opérateur qui disposera de son propre accès à ce qu’on appelle les SMW, les autoroutes sous-marines de l’internet, qui connectent le monde entier », détaille notre expert.
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