Lors de la réunion de son bureau politique, ce samedi 7 novembre à Alger, le parti d’Ali Benflis, Talaie El Hourriyet (Avant-garde des libertés), n’y est pas avec le dos de la cuillère pour fustiger la révision constitutionnelle annoncée par le Président Bouteflika, dans son message du 1er Novembre.  

Rappelant que la Nation est « confrontée à une véritable crise de régime du fait de la vacance du pouvoir, de l’illégitimité des institutions et de la situation de quasi- cessation d’activités dans laquelle elles se trouvent », Talaie El Hourriyet  a estimé, en conséquence, que « le dépassement d’une crise de cette nature et de cette ampleur ne peut être circonscrit dans les limites de ravalements constitutionnels  de façade et exige comme tâches nationales prioritaires le règlement de cette problématique de la vacance du pouvoir, de la religimitation de toutes les institutions et de leur remise en état d’assumer l’intégralité de leurs prérogatives constitutionnelles ».

Souligné que l’accomplissement  de ces trois tâches nationales « prioritaires et pressantes commande le retour au choix du peuple souverain », il réclame des élections définitivement et effectivement mises à l’abri de la fraude que le régime politique en place utilise comme instrument de son maintien au pouvoir en dépit de ses défaillances, de ces échecs et de la perte d’autorité, de crédibilité et de confiance auprès des citoyennes et des citoyens ».

 A cette fin, Talaie El Hourriyet a renouvelé la demande instante de création d’une instance nationale indépendante de préparation, d’organisation et de contrôle de l’intégralité des processus électoraux à venir comme cela est le cas dans de très nombreux pays dans le monde y compris dans notre voisinage immédiat ».

Par ailleurs, le parti d’Ali Benflis a relevé et dénoncé avec force  » l’escalade dans le langage de menace, de chantage et d’intimidation qui a pris pour cible toutes les positions critiques à l’égard du régime politique en place et les idées contraires ou les opinions divergentes des siennes exprimées par la société civile, les médias ou l’opposition nationale ».

Talaie El Hourriyet a, d’autre part, salué la décision de l’ICSO relative à la préparation d’une deuxième conférence nationale de l’opposition et a exprimé « la disponibilité du parti à participer activement à sa préparation et à contribuer au succès de son projet politique visant à sortir le pays de l’impasse politique à laquelle il est confronté, à surmonter la crise de régime actuelle et à mettre le pays sur la voie du changement démocratique consensuel, ordonné et apaisé ».

Notez cet article