Le Parti des Travailleurs de Louisa Hanoune fait face à plusieurs attaques. Après la diffusion de reportages commandés qui ont tenté de démontrer que la secrétaire général du Parti «est une bourgeoise», voire une corrompue, alors que le reportage n’a cité aucun bien lui appartenant, un groupe de cadres est monté au créneau pour créer «un mouvement de redressement» au sein du parti.

Ce groupe de «dissidents», dont le nombre n’est pas encore connu, est dirigé par un député. Il s’appelle Salim Lebatecha. L’homme se montre surtout «soucieux» de «l’avenir» de son parti. Pour lui, Louisa Hanoune «agit seule» dans la prise de décisions. Selon le député, la multiplication des réunions au sein du parti des travailleurs «ne signifie pas l’existence d’une démocratie» en son sein. Plus précis, Salim Lebatecha indique que le PT «n’a pas à s’associer avec d’autres groupes parlementaire» pour dénoncer la loi de Finances 2016. Plus que cela, il reproche à Louisa Hanoune d’avoir intégré le groupe des 19. «Le PT est grand parti. Nous avons un espace d’expression. Pourquoi chercher d’autres alliances ?», a-t-il affirmé.

Au sein du parti des Travailleurs, on estime que cette sortie est avant tout une «nouvelle tentative de déstabiliser le parti». «Ce n’est pas la première fois que nous faisons face à des tentatives de déstabilisation», a déclaré le député Remdane Taazibt à des médias. «Jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu ni de la part de ce responsable, ni de qui que ce soit. Mais le contenu de cette lettre est ahurissant. Nous savons que notre pays traverse une crise majeure et que la décomposition est telle qu’on peut s’attendre à tout. Dans tous les cas, cette démarche, si elle est confirmée, ne peut être qu’une suite des provocations qui ont ciblé le Parti des travailleurs depuis plusieurs semaines en raison de ses positions», a-t-dit au site TSA.

Mais «toutes les attaques ayant ciblé le parti n’ont touché ni à sa crédibilité, ni à sa popularité, ni à sa stabilité. Bien au contraire, la popularité du parti n’a jamais atteint ces sommets extraordinaires et l’élan de solidarité s’élargit chaque jour. Les rangs du parti sont serrés. Hier, celui qui a signé cette lettre a rencontré un responsable du parti avec qui il a eu un échange. Il avait tenu un autre discours. Il lui avait dit que le parti était attaqué et que nous devions organiser une réponse ferme», a-t-il ajouté.

Essaïd Wakli

 

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