Plus de 1500 émigrés clandestins (harragas) ont été appréhendés par les Gardes-côtes algériens en 2015. Ce phénomène dramatique, qui touche les jeunes issus des milieux défavorisés, a connu une résurgence certaine l’année écoulée.  

Le rapport annuel de la Ligue algérienne de défense des doits de l’Homme (LADDH) a fait ressortir, à travers ces chiffres effrayant, l’ampleur de ce phénomène qui traduit un certain désarroi et un sentiment de lassitude qui pousse de nombreux jeunes algériens vers l’inconnu.

La LADDH s’est dit inquiète des proportions que prend ce phénomène expliquant par là même, cette expansion par une certaine faillite concernant les politiques sociales et économique de l’Etat «adoptées dans le but de se maintenir et non pas de réaliser un développement global».

La ligue souligne également que les chiffres avancés par les autorités ne représentent qu’une face de l’iceberg. Ils ne reproduisent, selon elle, nullement le nombre des disparus, morts noyés, rejetés par les flots sur les rivages des cotes européennes.

La LADDH fait également allusion, dans ce rapport, à la politique de gestion de ce phénomène chapeauté par l’Union européenne et qui instrumentalise ces chiffres alarmants pour mener une politique dure contre l’émigration clandestine et ce, avec l’appui tacite des autorités algériennes.

Massi M.

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