Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, compte annuler la plupart des licences d’importation et instaurer une taxe intérieure de consommation sur les produits de luxe. Le but est, de son point de vue, de contrecarrer la spéculation et taxer les consommateurs de produits de luxe.

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, compte annuler la pluprt des licences d’importation instaurées depuis 2015, rapporte le quotidien El Bilad, ajoutant que l’effet recherché est celui de contrecarrer la spéculation qui est en train de saper le pouvoir d’achat des Algériens déjà très érodé.

Cependant, trois produits importés devront rester sous le coup de ces licences, à savoir les véhicules, les produits issus de l’industrie sidérurgique ainsi que le ciment, afin, affirme-t-on, de protéger les industries locales naissantes sur lesquelles le gouvernement mise pour ériger des secteurs forts capables de générer des entrées richesses.

Il est aussi question d’imposer une taxe intérieure de consommation sur les produits de luxe importés, à l’instar de la céramique, des meubles, des téléphones portables, des boissons, des gâteux et des fruits à coques ou fruits à écale.

Il convient de rappeler que les dispositions du décret exécutif n° 17-202 du 27 du 22 juin 2017, modifiant et complétant le décret exécutif n° 15-306 du 6 décembre 2015, fixant les conditions et les modalités d’application des régimes de licence d’importation ou d’exportation de produits et marchandises, ont été annulés par Ahmed Ouyahia, fraîchement nommé, dans le but de rendre caduques les décisions prises par son prédécesseur, Abdelmadjid Tebboune, et transférer les prérogatives de validation des licences au ministère du Commerce alors qu’elles se concentraient entre les mains du Premier  ministre.

 M.M.