Les retraités, radiés et invalides l’Armée nationale populaire ont tenté de forcer le dispositif de sécurité pour accéder à la capitale afin de tenir une action de protestation. Cantonné au niveau de Haouch El Makhfi à l’entrée d’Alger depuis le 19 septembre dernier, ils ont tenté, pour la énième fois, ce lundi  d’atteindre Alger. En réaction, les autorités ont fait usage de la violence. 

Les manifestants ont réussi à atteindre l’autoroute de Dar El Beida ou ils ont été accueilli pas un impressionnant dispositif de sécurité. Comme lors des tentatives précédentes, on a usé de la trique pour faire avorter l’action de protestation, au lieu d’entamer des négociations avec les représentants du mouvement.

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La marche avortée de ce lundi a provoqué un bouchon monstre sur les accès Est de la capitale. Au niveau de l’aéroport d’Alger, les gens sont descendus des bus continuant le trajet à pieds.

Depuis le 19 septembre, environ 2000 retraités, radiés et invalides issus des rangs de l’ANP se sont retranchés au niveau de Haouch El Makhfi à l’entrée d’Alger. Repoussés par les services de sécurité, ils ont dû camper sur place durant des jours.

Encerclés par des éléments de plusieurs corps de sécurité, ils ont subi plusieurs assauts, rapportent des sources concordantes. « On leur a tiré dessus avec des cartouches en caoutchouc et du gaz lacrymogène à partir d'hélicoptères », affirment certaines de ces sources.

Convoqués par le commandant d’une brigade de gendarmerie, cinq de leurs représentants auraient fait l’objet d’intimidation. Une tentative vaine, car ils persistent à défendre leurs revendications.

Ces revendications sont majoritairement à caractère social. Rien qu’on ne peut négocier autour d’une table, mais l’ANP semble vouloir appliqué un principe immuable : celui de ne pas céder quand revendications il y a !