Selon l’agence APS, dimanche dernier, le ministre algérien de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a autorisé la participation de 8 nouveaux partis politiques, en accord avec les exigences légales, aux prochaines élections législatives du 10 mai. Ces modalités légales permettent l’accréditation de partis jusqu’à 45 jours avant la date du scrutin, soit le 26 mars pour les élections législatives.

Dans un communiqué du ministère, il est exposé :

« Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Daho Ould Kablia a réuni dimanche les services concernés du ministère pour l’examen des dispositions prises concernant les dossiers de demande d’agrément des partis politiques ayant tenu leurs congrès constitutifs (…) Huit dossiers de partis politiques remplissant les conditions légales sont agréés ».

Les partis politiques en question sont :

1. le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) avec pour président Mohand Oussaid Belaid,
2. le Front national pour la justice sociale (FNJS) de Khaled Bounedjema,
3. le Front El Moustakbal  d’Abdelaziz Belaid,
4. le Front de l’Algérie nouvelle (FAN) d’Ahmed Benabdeslam,
5. le parti El Adala ayant pour président Saad Abdellah Djaballah,
6. le parti El karama de Mohamed Benhamou,
7. le Front national pour les libertés (FNL) de Mohamed Zerrouki
8. le Mouvement populaire algérien (MPA), présidé par le secrétaire général Amara Benyounes, selon ce même communiqué.

 

Selon cette même procédure, Dahou Ould-Kablia avait déjà auparavant permis à 28 partis politiques de participer aux élections législatives (source : Liberté). En légalisant ces 8 nouveaux partis, le nombre de partis politiques se chiffre désormais à 36, et toujours selon ce même ministère, 9 autres sont susceptibles d’être agréés avant le 26 mars 2012. Il s’opère donc une multiplication d’autorisations à la veille d’une élection considérée comme cruciale pour le président Bouteflika. Tactique du pouvoir ou démocratisation massive en favorisant le multipartisme, les enjeux de ces agréments restent flous, chaque parti n’ayant pas les mêmes armes ni le même temps pour préparer sa campagne électorale. S’agit-il de diviser pour mieux régner ?

 

Avec APS