L’Algérie est un candidat sérieux à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017, affirme le ministre de la Jeunesse et des Sports.

Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres. Les Libyens pourraient se voir retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017 en raison de l’instabilité régnant dans le pays depuis la destitution de Mouammar Kaddafi. La Confédération Africaine de Football (CAF) étudie sérieusement cette possibilité, selon les médias libyens. Et ce sont les Algériens, qui se sont portés candidat pour l’organisation de la CAN 2019 ou 2021, qui devraient profiter de ce bouleversement de programme.

En 2013 déjà, la CAF avait décidé de déplacer l’organisation de l’évènement footballistique le plus important du contient de la Libye à l’Afrique du Sud. Cette fois, la CAN pourrait échouer en Algérie. Les Algériens eux y croient dur comme fer, à l’image des dernières déclarations du ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi. Dimanche à Tipasa, ce dernier s’est portait garant pour que l’Algérie « soit prête pour le rendez-vous de 2017 ou de 2019 par la mobilisation de tous les moyens et la réunion de toutes les conditions nécessaires pour le succès de cette fête sportive continentale ». Il a ensuite renvoyé la balle aux deux principaux intéressés : « Cette affaire concerne, en premier lieu, la FAF et la CAF ».

Un coût de 3 millions de dollars au moins

De son côté, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, ne donne aucune garantie quant à l’organisation de la CAN en 2017. « Tout reste possible. 2017, c’est encore loin et on verra d’ici là comment les choses évolueront en Libye », a-t-il récemment déclaré, précisant que « le coût global de l’organisation d’une CAN tourne autour de 5 millions de dollars. Toutefois la CAF apporte sa contribution financière à la nation qui organise en versant généralement 2 millions de dollars ».