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Après une mission d’enquête dans la région de Guerrara, relevant de la wilaya de Ghardaïa, la commission parlementaire du FFS, chargée de mener une enquête sur les cas de tortures dénoncés par des militants des Droits de l’Homme, est revenue avec un constat pour le moins accablant.

Dans une déclaration lue ce matin dans l’hémicycle de l’Assemblée populaire nationale, le chef du groupe parlementaire du FFS, Chaffaâ Bouaîche, qui a fait partie des députés qui se sont déplacés à Guerrara dans la wilaya de Ghardaïa, a demandé au président de l’APN de dépêcher une « commission d’enquête parlementaire » dans la région. Car, estime le parlementaire, « ceux qui sont censés faire respecter la loi » sont en train de la piétiner dans cette région. Bouaïche évoque des cas de tortures et, plus grave encore, une attitude grave des services de polices qui se seraient selon lui, rangés derrière une communauté pour s’attaquer à une autre, mozabite. Une attitude qualifiée de « raciste ».

Des dizaines de militants et citoyens de la région de Guerrara avaient dénoncé des actes de tortures et d’abus sexuels. La direction générale de la Sûreté nationale avait démenti ces pratiques.

Le rapport de la commission parlementaire du FFS va être rendu public « incessamment », précise Mr Bouaîche. Ce dernier a précisé qu’au moment de la lecture de son intervention, faite lors d’un débat sur le Code pénal, le ministre chargé des relations avec le parlement, Mahmoud Khedri avait quitté l’hémicycle.

Essaïd Wakli