La réhabilitation de la raffinerie de Sidi Arcine à Baraki (Alger) a été confiée à l’entreprise chinoise China petroleum Engineering and Construction (CPECC) pour un montant de 45 milliards de dinars. Le contrat a été signé, aujourd’hui, par les deux parties (Sonatrach et CPECC) en présence du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa.

Les travaux dureront 21 mois. Il faut dire que ce marché a tardé étant donné que l’Algérie avait décidé de réhabiliter la raffinerie d’Alger, il y a six ans déjà. C’est le groupe français Technip qui avait, en 2010, décroché le contrat. Mais pour des raisons qui restent inconnus, les travaux n’ont jamais atteint leur rythme de croisière.

Les travaux n’ont débuté que huit mois après la signature du contrat. Plusieurs retards ont été enregistrés. La durée des travaux est allé de 38 à 52 mois. Le montant du contrat était de près d’un milliard de dollars (963 millions de dollars) a été revu à la hausse. Mais en 2015, suite à une visite d’inspection, le ministre de l’Energie de l’époque, Salah Khebri, a résilié le contrat.

Plus d’une année après, le marché est donc attribué au groupe chinois CPECC pour près de la moitié du prix de Technip (45 milliards de dinars équivaut à près de 410 millions de dollars) et avec une durée de réalisation inférieure. Ceci sachant qu’une partie des travaux avait déjà été achevé par Technip.

En tout cas, dès la fin de la réhabilitation, la capacité de cette raffinerie, à l’arrêt actuellement, sera portée à la hausse de près de 35%.

Elyas Nour

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