Le directeur des ressources humaines (DRH) de la Gendarmerie nationale, le général Abderrahmane Ayoub, est hospitalisé actuellement en France, suite à un accident de la circulation dont il a été victime la semaine dernière. C’est du moins ce qu’affirment plusieurs sources médiatiques. 

Avant d’être transféré en France, l’ex-chargé de communication de la Gendarmerie, avait été admis à l’hôpital militaire d’Aïn Naâdja dans un état comateux. Souffrant d’un « traumatisme crânien » jugé assez grave, ses médecins traitants auraient donc considéré qu’il était plus judicieux de l’évacuer en France, selon les mêmes sources.

Un transfert qui suscite, bien évidemment, moult interrogations. Qui va prendre en charge son séjours hospitalier en France? L’Etat algérien par le biais de ses institutions habilitées? Auquel cas, ce serait aux frais du contribuable? Ou, va-t-il se prendre en charge par ses propres moyens?

D’autres questionnements méritent également d’être posés. A quoi sert notre hôpital militaire? Quelle est l’utilité de l’établissement  Ain Naâdja, notre Val-de-Grâce à nous, de surcroît budgétivore? Une question qui revient au goût du jour à chaque fois qu’un dignitaire du régime ou un haut gradé de l’armée nécessite se voit octroyer une pris en charge à l’étranger. Un établissement, d’apparence prestigieux, mais qui, en réalité, n’est même pas en mesure de dispenser une cure anti-tabac, ou encore des contrôles médicaux « de routines ». 

A souligner que toutes nos tentatives de joindre la Gendarmerie nationale, pour un tant soit peu d’explications, sont malheureusement restées vaines.

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