Les choses vont mal au FLN. Du moins, c’est ce qui se dégage des déclarations de certains responsables du vieux parti. Des membres du comité central ont, en effet, signé, hier, une déclaration dans laquelle ils réclament ni plus ni moins que le départ du secrétaire général Djamel Ould Abbès.

Mustapha Mazouzi, l’un des caciques du FLN, candidat pour le poste de SG en 2013, après la destitution de Abdelaziz Belkhadem, avant qu’il ne se retire au profit de Amar Saidani; Boulgane Brahim, député sortant; Djihad Berrached, ancien président de l’APW d’Alger; Ahmed Chaker, ancien député (2002-2007) et Bachir Chara, ancien vice-président de l’APN, estiment que les résultats réalisés par le parti lors des législatives du 4 mai dernier sont «un échec». «Le FLN a perdu la majorité confortable qu’il a acquis lors des précédentes élections. Le parti a perdu le tiers des sièges qu’il détenait, ce qui équivaut à un échec cuisant qui mérite que l’on s’y attarde pour définir les responsabilités», disent-ils dans cette déclaration.

Pour ces membres du CC du FLN, Ould Abbès est évidemment le responsable de cette situation. Ils ont cité la manière avec laquelle ont été constituées les listes des dernières élections. Selon eux, la loi organique du parti et son règlement intérieur n’ont pas été respectés. De plus, les premiers des listes ont été choisis sans se référer aux conditions d’éligibilité. «Ould Abbès a souillé le FLN», ajoute-t-ils.

Ces voix s’ajoutent à d’autres qui ont dénoncé le SG du FLN au lendemain de l’annonce des résultats des législatives, à l’instar d’Abdelaziz Ziari ou d’Abdelkrim Abada. Cela suffira-t-il à détrôner Ould Abbès ? Trop tôt pour le dire…

Elyas Nour