Trois cas de paludisme ont été enregistrés dans la wilaya de Tiaret. Un jeune homme de 21 ans est décédé, samedi, à l’hôpital de Batna des suites de la même maladie. Selon la direction de la santé et de la population de la wilaya de Tiaret qui a fait appel à un spécialiste en épidémiologie, membre de l’Organisation de la santé mondiale (OMS), les cas enregistrés ont été engendrés par les piqûres d’un moustique qui ne figure pas parmi les espèces que compte cette région.

Alors que l’Algérie active pour obtenir la certification de l’élimination du paludisme dans la région africaine de l’OMS, des cas de cette maladie parasitaire épidémique, transmise par un moustique, ont été enregistrés dans la wilaya de Tiaret, a rapporté l’APS lundi, citant un représentant de la direction locale de la Santé et de la Population.

Les personnes atteintes ont été accueillies à l’hôpital Youcef Damerdji de Tiaret le 28 septembre dernier. Il s’agit d’une mère de famille âgée de 35 ans et ses deux enfants de 2 et 4 ans, résidant dans la ville de Tiaret. Les membres de cette famille ont, ensuite, été transférés vers l’hôpital d’El Kettar à Alger où ils ont reçu des soins avant de quitter l’établissement.

Une commission d’experts de l’Institut national de santé publique d’Alger a été dépêchée dimanche à Tiaret pour travailler de concert avec les spécialistes de la direction de la santé et de la population de la wilaya de Tiaret et un spécialiste en épidémiologie membre l’OMS pour tenter d’élucider cette affaire, d’autant pus que le moustique ayant provoqué la maladie est une espèce totalement étrangère à la région dont le climat ne favorise pas sa prolifération. Les premiers éléments de l’enquête supposent que l’insecte en question se serait introduit d’un autre pays. Il y a quelques années des spécialistes avaient tiré la sonnette d’alarme quant à probabilité de voir des insectes des régions tropicales remonter vers le Nord à cause du réchauffement climatique.

Il convient de rappeler qu’un jeune de 21 ans est décédé samedi à Batna des suites de cette maladie. Les inquiétudes commencent à se faire sentir, car c’est la population autochtone qui est directement affectée, contrairement aux années précédentes où c’était les migrants et autres réfugies en provenance de pays voisins endémiques, comme le Mali ou le Niger, qui étaient concernés. Entre 2016 et 2017, plus de 200 cas ont été enregistrés sur tout le territoire national. Ce qui est redouté le plus, c’est l’apparition d’une épidémie.

M.M.