Le gouvernement algérien va adopter une autre démarche pour «protéger» la production nationale et «rationaliser» les dépenses. Au lieu et place de l’interdiction d’importation, les ministères du Commerce et des Finances sont en train de se pencher sur un mécanisme de «surtaxation». A cet effet, selon la chaîne de télévision «Ennahar», il est question d’introduire ces nouvelles mesures dans la loi de finance complémentaire de l’année en cours dont le contenu sera révélé durant l’été. Plusieurs produits, fabriqués localement précise-t-on, qui sont présents dans la liste des 851 articles interdits à l’importation, seront autorisés à être réintroduit sur le marché national mais en subissant une taxe de 100 jusqu’à 150%. Il faut dire que les interdictions d’importations ont provoqués des «remous» tant chez certains opérateurs nationaux, comme l’Association des Producteurs Algériens de Boissons (APAB), dont les membres se sont plaints de l’inclusion des arômes dans cette liste, ce qui a été «rectifié» depuis la semaine passée puisque ces arômes ont été à nouveau autorisés à l’importation, que par les partenaires de l’Algérie, principalement de l’Union européenne, qui y voient une entorse à l’accord d’association liant les deux parties. Les propos d’une responsable de l’instance européenne, qui avait exprimé il y a deux semaines, sa désapprobation des mesures de restrictions prises par les autorités algériennes, ont provoqués une réaction de l’UGTA et du FCE qui ont estimés que les européens devraient normalement soutenir l’Algérie dans sa politique d’austérité budgétaire. En tous cas, les européens vont forcément continuer à faire pression pour que le gouvernement abandonne sa politique de restrictions des importations. Même la surtaxation n’arrangera pas les affaires de l’UE.

Elyas Nour

Importations / Les restrictions  laisseront place à la surtaxation
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