• Par F | mars 23, 2012 7:43

    Mercredi avait lieu un débat sur les énergies renouvelables au Forum d’El Moudjahid. Les spécialistes se demandaient si l’Etat avait réellement envie de remplacer son énergie fossile par une énergie renouvelable vu le peu d’entrain qu’il met à concrétiser ce projet.

    L’Algérie a mis du temps pour lancer son programme sur les énergies renouvelables. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir tenté de lancer ce programme il y a déjà plusieurs années surtout que la concurrence au niveau mondiale est actuellement rude. De plus, l’exportation de l’électricité nécessite certaines conditions, à savoir trouver les marchés, les partenaires et les financements extérieurs. Toutefois, L’Algérie a déjà en cours des projets de partenariat avec DESERTEC et Apollo.

    Voilà trois mois et demi que le projet DESERTEC a été annoncé. Selon M. Christoph J. Partch ce projet « avance bien en Algérie ». Il a pour but de fournir à l’Europe de l’électricité à partir du potentiel énergétique des déserts. Ce projet, Bouteflika en est ravi, il exprime d’ailleurs son intérêt : « à ne pas fermer la porte aux partenaires étrangers potentiels ». L’État pose alors trois conditions, à savoir le transfert de technologie, la fabrication locale des équipements adéquats et l’exportation du surplus vers l’Europe.  Yahia Zane, présidente de l’Association des agronomes algériens, explique que « le programme des énergies renouvelables, qui constitue un énorme défi, créera 200 000 emplois dont 100 000 dans la production, concernera l’énergie solaire, éolienne et géothermique ». C’est un point loin d’être négligeable.

    Ceci est paradoxal, dans la mesure où les hauts plateaux et le sud souffrent actuellement du manque d’énergie. Un programme est en cours pour acquérir et installer 6 327 stations photovoltaïques pouvant couvrir pas moins de 44 300 personnes. Seulement, entre les actes et les paroles il y a  une grande différence car l’Etat ne fait rien pour rendre accessible le panneau solaire à ses citoyens. Les spécialistes  se demandent si le gouvernement algérien a une réelle volonté de sortir de sa dépendance aux hydrocarbures et les remplacer par d’autres sources d’énergies alternatives.

    S. Viniger



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