Se relayant à la tribune d’une conférence sur l’avenir de l’entreprise dans notre pays, les entrepreneurs et autres patrons algériens, regroupé dans le Forum des Chefs d’Entreprises (FCE), ont vivement fait part Mardi dernier de leurs inquiétudes, face à l’illisibilité de la politique gouvernementale actuelle.

Alors que le monde tente tant bien que mal de sortir d’une crise planétaire, dont l’Algérie n’a pas été très affectée, les entraves ne se comptent plus à l’encontre du moteur de croissance de l’Algérie, à savoir les entreprises. CREDOC, dédouanement, mesures restrictives à l’importation, textes de lois sporadiques et éclairs, les patrons ont peur. Les lois sont décidées unilatéralement par les autorités, sans consultation des patrons, pourtant les principaux concernés. Résultat: ces mesures sont en déphasage totale avec la réalité. Et tous les secteurs sont touchés. Que ce soit les nouvelles technologies, la pharmacie ou l’agroalimentaire, leurs représentants respectifs ont tous brossé un tableau effrayant de la situation économique du pays, aux conséquences désastreuses. Leu leitmotiv : « Nous ne sommes pas pris en compte ».

Rarement cette catégorie de la population active n’a été aussi clairement critique vis-à-vis des politiques gouvernementales du pays. « On ne répond pas a nos courriers et propositions. En parallèle on décide sans nous en parler » s’est écrié un intervenant.

Nouvelles technologie : « l’Algérie veut faire du thé sans utiliser d’eau »

« L’Algérie perd chaque année encore plus de places dans la listes des pays qui développent les TIC, par exemple. Non seulement des pays comme la Mauritanie, la Libye, le Zimbabwe nous ont dépassé, mais si cela continue, nous allons bientôt fermer la marche », prévient un chef d’une entreprise privée. Selon lui, cette situation est la conséquence des orientations prises par les autorités.

L’exemple le plus probant étant celui de l’internet. « Algérie Télécom étant la seule société habilitée à vendre de la bande passante et la facture très chère aux providers, qui ne rentre pas dans leurs frais. Voila pourquoi il n’ y a plus de providers privés en Algérie ».

Pourtant, selon le même intervenant, l’Algérie a délivré 75 licences pour la fourniture d’internet, que personne ne peut les rentabiliser. Il y va de même pour toutes les filières des TIC. « Si il est aussi difficile de s’équiper d’une connexion internet, il est impossible pour ce créneau de se développer ».

Kha_louna