L’ancien raïs égyptien aurait profité de ses derniers jours à la tête de l’Egypte pour la mettre à l’abri…

Où sont passés les milliards de Moubarak? C’est ce qu’aimerait bien savoir Vince Cable, le ministre des Affaires, de l’Innovation et du Savoir-faire britannique. Selon plusieurs sources, Hosni Moubarak aurait en effet profité de ses derniers jours à la tête de l’Egypte pour mettre à l’abri sa fortune, évaluée entre 40 et 70 milliards de dollars, et qui comprendrait des biens dans le monde entier.

Dimanche soir, il a été annoncé que les avoirs de quarante-trois personnes étaient désormais gelés. Ces mêmes personnes, dont feraient partie des membres de la famille Moubarak, ont interdiction de quitter le pays. La semaine dernière, la Suisse avait déjà gelé les avoirs de l’ancien raïs.
Besoin d’une demande officielle de la part de l’Egypte.

Mais ce n’est pas suffisant pour Vince Cable, qui a appelé à une action internationale pour retrouver les milliards de dollars que Moubarak aurait fait sortir d’Egypte avant sa démission. Cependant, selon le ministère des Affaires étrangères britannique, une telle action ne peut être intentée que sur demande officielle du gouvernement égyptien, de l’Union européenne ou de l’ONU.

Or, une telle demande de la part de l’Egypte ne semble pas près d’être faite. Selon Hisham Batawissi, ancien vice-président de la Cour Suprême: «Le Conseil militaire suprême est plein de gens qui sont loyaux au président Moubarak.» Seul un nouveau gouvernement semble susceptible de le faire. Mais l’armée a annoncé que les élections n’auraient pas lieu avant six mois.
Paris «à la disposition de la justice égyptienne»

La ministre française de l’Economie, Christine Lagarde a indiqué que Paris se tenait «évidemment à la disposition de la justice égyptienne» pour examiner la situation des avoirs que détiendrait en France le président égyptien déchu Hosni Moubarak. Elle a également indiqué qu’elle était «sûre que cette question sera évoquée à l’échelon européen».

En attendant, l’ancien président réside depuis vendredi dans une villa de Charm-el-Sheikh, station balnéaire réputée de la Mer Rouge. Et si un certain nombre de pays du Golfe se préparent à lui offrir l’asile, il semble bien décidé à rester sur le sol égyptien comme il l’a réaffirmé jeudi soir à la télévision d’Etat.

20minutes.fr
* Le titre est de la rédaction