De passage à Alger, l’auteur-compositeur algérien Rachid Taha a accordé une interview au journal Liberté. Il s’est notamment exprimé sur son rapport à l’Algérie.

« Je ne chante pas en Algérie, car il n’y a pas de demande. Jusqu’à maintenant, je n’ai jamais été sollicité par un tourneur algérien. Je pars chanter là où on fait appel à moi, je tourne dans le monde entier, je me produis très souvent au Maroc et en Tunisie. Mais pour l’Algérie, cela n’est pas le cas », a déclaré Rachid Taha au quotidien algérien francophone Liberté. De retour à Alger pour l’avant-première du film Cheba Louisa dont il a signé la musique, le chanteur a précisé que la seule invitation reçue de la part de son pays d’origine, provenait de l’Institut français et a seulement indiqué qu’il trouvait cela « dommage ».

 En 2012, le chanteur avait déclaré: « Comment ne pas être triste, frustré, quand on voit ce pays ? Regardez ce que c’est devenu. Les mômes veulent fuir, ils te disent tous : « Je veux aller en France ou au Canada. En même temps, comme on dit, on est fâché avec ceux qu’on aime. » a-t-il répondu à la question suivante : « Pendant une dizaine d’années, vous n’êtes pas allé en Algérie. Vous étiez fâché ? », posée par un journaliste du site telquel-online.com

Dans l’entretien accordé à Liberté, Rachid Taha a également parlé de son nouvel album « Zoom »  pour lequel il a collaboré avec des Anglais et de l’un de ses projets : « Je suis en train de monter un festival de rock arabe en France et je fais souvent des diwan ( recueil de poèmes arabe ou persan), où je rends hommage aux artistes anciens tels que Dahmane El-Harrachi, El Hadj M’hamed El-Anka, Chikha Rimiti, Chikha Zouzou, Djeniya, etc., pour montrer à l’Occident qu’on n’a pas que du gaz et du pétrole. Mais nous possédons une grande culture. Dans Diwan 3, je vais réunir beaucoup de chanteurs pour réaliser une soirée chaâbi avec un grand orchestre à Paris », a conclu l’artiste.

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